Agriculture

4.5.1.1. Acquisition de la terre rurale

L’accès à la terre dans la Région du Tchologo ne pose pas de problèmes
particuliers. Les modes coutumiers d’accès à la terre sont les plus répandus. La
terre ne doit et ne peut être vendu car elle constitue un bien inaliénable. Les
principaux modes d’accès sont les dons et l’héritage. Ces modes sont définis par
l’organisation sociale qui est généralement fondée sur les principes
de
gérontocratie, de séniorité, d’autochtonie, et de hiérarchisation des rapports de
genre au détriment de la femme. Ces principes entraînent la précarisation des
droits des femmes, des jeunes, ainsi que des allochtones.
En effet, l’appropriation de la terre par les autochtones ne pose pas de
problème, et l’autorisation du chef de terre peut ne pas être demandée. Par
contre chez les allochtones, cela est Indispensable et l’acquisition de parcelles est
assortie de conditions (par exemple, interdiction de faire des cultures pérennes
comme l’anacarde).

4.5.1.3. Les aménagements agricoles
La région du Tchologo est très peu pourvue en aménagements hydro-agricoles. Seul Dékokaha dispose d’un aménagement de 300 hectares avec maitrise d’eau. Un second situé à Sangopari, est en voie de réalisation sur une superficie de 175 hectares en aval pour le riz et 50 hectares en amont pour le maraîcher.

La région dispose de beaucoup de bas-fonds qui ne sont pas, pour la plupart, aménagés (voir tableau 44 ci-après). Le nombre de bas-fonds cultivables est estimé en moyenne à 216. Cela représente 8522 hectares dont 300 hectares aménagés et 7 276,44 ha exploités par 7875 exploitants. Il faut noter que le département de Ferkessédougou possède 75% des bas-fonds de la Région. Les superficies des bas-fonds de ce département sont estimées à 6 118 ha dont 3 528 ha exploités, soit 57,6% des superficies disponibles exploitées dans la région du Tchologo. Par ailleurs, il faut souligner que ces bas-fonds sont difficilement exploitables pendant la saison sèche par manque de retenue d’eau. L’essentiel de la production agricole dépend de la pluviométrie. La production restant largement tributaire des aléas climatiques, il serait judicieux pour le Conseil Régional d’élaborer un vaste programme d’aménagement des bas-fonds. Le Conseil doit également apporter un appui financier aux exploitants pour augmenter leur production agricole. Cela permettra d’améliorer leurs revenus.

Tableau 44: répartition des bas-fonds par département et par sous-préfecture
RECAPITULATIF DES FICHES D’ENQUETE RECENSEMENT BAS FOND
DEPARTEMENTS DE FERKESSEDOUGOU ET KONG

NB : Les bas-fonds de la Sous-préfecture de Bilimono dans le département de Kong n’ont pu être recensés.

Tableau 45: répartition des bas-fonds du département de Ouangolodougou

4.5.1.4. Les cultures de rentes
Le coton constitue la principale culture de rente dans la Région avec 71672 hectares cultivés par 18663 producteurs. Il est suivi par l’anacarde avec 8619 hectares cultivés par 6061 producteurs, la mangue et la canne à sucre avec respectivement 4951 ha, 813 ha et 1528 producteurs, 362 producteurs. La culture du coton représente à elle seule plus de 80% des superficies des cultures pérennes encadrées par l’ANADER. Ces cultures sont en général pratiquées sur de petites exploitations de type familial, avec de faibles rendements sauf pour la canne à sucre où la Région dispose de plantations industrielles à Ferkessédougou.
Tableau 46: principales cultures industrielles

4.5.1.5. Cultures vivrières et maraichères
Les cultures vivrières sont dominées par le maïs, l’arachide, le riz (pluvial et irrigué) et l’arachide avec respectivement 50285 ha, 14274 ha, 11484 ha, 2408 ha de superficies cultivées.
Tableau 47: principales cultures vivrières

4.5.1.5. Cultures vivrières et maraichères
Les cultures vivrières sont dominées par le maïs, l’arachide, le riz (pluvial et
irrigué) et l’arachide avec respectivement 50285 ha, 14274 ha, 11484 ha, 2408 ha
de superficies cultivées.
Tableau 47: principales cultures vivrières

Source : DR Agriculture (2013)

Tableau 48: principales cultures maraichères

4.5.1.6. Les systèmes de productions
On note la cohabitation de deux systèmes de production : le système traditionnel et le système moderne.
4.5.1.6.1. Systèmes traditionnels
Ce système de production basé sur l’association des cultures et de l’élevage ne concerne que les cultures vivrières qui sont uniquement destinées à extensif produit de faibles l’autoconsommation. Par conséquent ce système rendements en plus du fait que les engrais chimiques et les pesticides sont très peu utilisés.

4.5.1.6.2. Systèmes modernes
Le système moderne concerne les cultures de rente et compte deux niveaux d’intensification : la culture semi-motorisée et la culture motorisée. Les producteurs utilisent du matériel végétal sélectionné (semence, plant), de l’engrais organique et du pesticide à cause des machines agricoles qui sont hors de prix.
4.5.1.7. Mode de culture
La culture manuelle demeure le mode de culture le plus pratiqué dans toute la région. Les travaux de préparation de terrain (défrichements et désherbages), de mise en place des cultures (semis et repiquages), d’entretien des parcelles, de récolte sont faits à la main. Les moyens de production utilisés sont rudimentaires. Il s’agit essentiellement de petits matériels (daba, machette, hache, couteaux etc.). La traction animale est également utilisée mais surtout dans la culture du coton. En somme, les producteurs de la région connaissent des difficultés dans leurs activités. Ces difficultés sont liées à la non mécanisation ou motorisation de l’agriculture et au manque des moyens financiers.
Au demeurant, il serait nécessaire de mécaniser l’agriculture et d’aider financièrement les producteurs et autres opérateurs économiques. Cela permettra à ces opérateurs agricoles d’augmenter le rendement et la productivité de leurs cultures. En outre, il faut maitriser non seulement tout le processus de production, mais aussi, pouvoir transformer les matières premières agricoles en produits semi-ouvrés ou finis avec tous leurs dérivés respectifs pour la commercialisation. Ce processus donnera ainsi une plus value aux produits.
4.5.1.8. Intrants : semences, engrais, pesticides
Les paysans utilisent très peu d’engrais et de produits phytosanitaires. Ils éprouvent des difficultés à s’approvisionner en intrants du fait de l’absence de magasins de vente et de l’insuffisance de leurs moyens financiers. Ils s’approvisionnent en produits phytosanitaires venant des pays frontaliers (Mali, Burkina Faso) jugés moins coûteux. Pour ceux qui utilisent des produits phytosanitaires, l’on note une méconnaissance de leur utilisation rationnelle.

La réactivation des programmes semenciers à travers les différents départements est salutaire, en ce sens que les rendements de cultures qui étaient bas les années précédentes à cause de la mauvaise qualité des semences utilisées, s’améliorent davantage. Ainsi, on a :
Coton : des semences plus productives sont fournies aux producteurs par
le CNRA ;
Anacarde : des variétés à haut rendement ont été caractérisées par le CNRA avec le financement du FIRCA ;
Riz et maïs : introduction de nouvelles semences grâce au concours du MINAGRI et des partenaires au développement.
Ainsi, au titre de la campagne 2013, la région a bénéficié d’un total de 151 hectares en semences de riz de variétés WITA 9, WAB 56 50 et NERICA 1 et de 30 hectares de semences de maïs de variété GMRP-18 à multiplier avec 922 bénéficiaires (coopératives, groupements et individuels). Aussi, une association des semenciers a vu le jour en vue d’une, professionnalisation de l’activité de production de semence. Toutefois, force est de reconnaître que seuls les exploitants bénéficiant de projets agricoles ont accès facilement à la bonne semence. Au titre des autres intrants engrais et pesticides, la région ne dispose pas de véritable entrepôts de distribution d’engrais. Cette situation est due à la concurrence déloyale consécutive à la fraude des engrais subventionnés du coton qui se vendent à vile prix par les exploitants. A cela, il faut noter la cherté des engrais. Concernant les pesticides, du fait de la crise qu’a connue le pays, on assistait à une prolifération des pesticides prohibés. Le résultat du recensement des revendeurs est consigné dans le tableau ci-dessous.
Tableau 49: Situation des revendeurs de pesticides

4.5.1.9. Main d’œuvre
Les populations de la région sont essentiellement agricoles. Pour la majeure partie
des populations, le travail est fait avec la main d’œuvre familiale. Tous les
membres de la famille en âge d’apporter un concours quelconque travaillent dans
le champ familial. Cette main d’œuvre est généralement constituée des épouses et
des enfants. Il existe aussi une main d’œuvre constituée de contractuels et de
groupes d’entraide. Les contractuels sont constitués d’immigrants Lobis, Maliens et
Burkinabés. Les groupes d’entraide sont composés de jeunes du village.
4.5.1.10. Financement
Les banques, les établissements d’assurance et les Institutions de Micro-Finance (IMF) qui existent dans la région du Tchologo sont dans la localité de Ferkessédougou. Les départements de Kong et de Ouangoulodougou sont dépourvus d’établissements financiers. Par ailleurs, il faut noter que les établissements bancaires ne prêtent pas aux exploitants agricoles à cause les risques (non remboursement des prêts) liés au secteur agricole. Ces établissements sont donc réticents à investir dans l’agriculture. Pour eux, les paysans sont non seulement des mauvais payeurs, mais leurs productions sont fonction des aléas climatiques. En outre, les paysans n’épargnent pas assez, or c’est l’épargne qui crée l’investissement. Au demeurant, les paysans éprouvent d’énormes difficultés pour avoir accès au crédit bancaire pour financer leurs activités agricoles. Les préoccupations des paysans et de leurs coopératives, selon les résultats des enquêtes menées sur le terrain par le Consultant, concernent généralement des prêts pour : (i) l’achat de
semences et de produits phytosanitaires, (ii) la réalisation de certains travaux et
(iii) la commercialisation de leurs productions.
4.5.1.11. Produits agricoles
Les paysans de la région du Tchologo ont les mêmes pratiques culturales. L’agriculture constitue la principale activité économique de la région. Les productions agricoles se composent des cultures de rente, des cultures vivrières et des cultures maraîchères. La tendance générale de la production agricole dans la région est à la hausse. Le nombre des exploitants agricoles accroit sans cesse pour certaines cultures telles que l’exploitation du coton, de la mangue, du maïs et du riz. Cette tendance s’explique par le fait que ces cultures se vendent bien et à un coût unitaire du kg rémunérateur relativement élevé sur le marché national et international. Cependant, il y a une diminution d’autres exploitations notamment l’Anacarde, l’Igname, le piment. Cette diminution est liée à la mévente de la production, au faible coût unitaire du kilogramme de ces cultures et à la désorganisation des filières de ces spéculations. Exemple, le nombre d’exploitants du coton, du maïs et du riz qui était respectivement de 1 722 exploitants, 77 exploitants, 2 288 exploitants et 5 590 exploitants en 2011 est passé en 2013 à 7 218 exploitants, 1 242 exploitants, 12 379 exploitants et 8 041 exploitants, soit des taux d’accroissement respectifs de 319,14%, de 1 512%, de 441,04% et 43,85% par rapport à 2011. Par contre le nombre d’exploitants de l’Anacarde et de l’igname qui était de 2 546 exploitants et de 550 exploitants en 2011 connait une baisse respective de 2 242 exploitants et 502 exploitants en 2012.
Tableau 50: évolution des spéculations agricoles

4.5.1.12. Cultures de rente
L’anacarde, la mangue et dans une moindre mesure le coton, sont les principales
cultures de rente de la Région.
4.5.1.12.1. Coton
La culture du coton, est développée dans les départements de Ferkessédougou, de
Ouangolodougou et pas assez dans le Département de Kong. Cette culture est
principalement localisée dans la quasi-totalité de la Région. Le coton représente
pour cette partie du nord de la Côte d’Ivoire, une culture de rente traditionnelle.
C’est pourquoi, malgré la présence et le développement de nouvelles cultures de
rente, le coton continu d’être cultivé dans la région. La superficie totale cultivée
est 71 672 hectares (ha) pour 18 663 exploitants. (Anader, 2013)
4.5.1.12.2. Anacarde
La culture d’anacarde est en plein essor ces vingt dernières années dans la région.
Cette culture intéresse de plus en plus les populations locales et même les cadres.
Ces derniers avec les moyens colossaux dont ils disposent exploitent des grandes
superficies. C’est pourquoi, on constate aujourd’hui son expansion fulgurante dans
plusieurs localités de la Région. La superficie totale cultivée est de 8 619 ha pour 3
462 exploitants (Anader, 2013). Les plantations d’anacardiers sont installées à
partir des variétés peu performantes et sans encadrement technique. Les vergers
ont une faible productivité avec des rendements qui varient entre 100kg/ha et
300kg/ha. L’anacarde est associé en début de cycle, à l’igname et/ou au manioc.
4.5.1.12.3. Mangue
La mangue est abondamment produite dans toute la région du Tchologo.
D’importants vergers existent un peu partout dans cette région. La superficie
totale cultivée est estimée à 4 919 ha pour 1 528 exploitants (Anader, 2013). Les
principales variétés de mangues cultivées sont : Kent, Amélie, Keitt, Palmer, les
greffes et les mangues locales. Les manguiers ont un rendement maximum de trois
(3) à sept (7) tonnes par hectare, c’est-à-dire le 1/3 de celui que permettraient des
conditions optimales de culture (10 à 15 T/Ha pour la variété Kent, 15 à 20 T/Ha
pour les variétés Keitt et Palmer).
La production actuelle de mangue est assurée essentiellement par de petits
producteurs individuels dont les superficies cultivées varient entre 2 et 3 ha.
L’arrivée de certains Cadres de la région dans l’exploitation de la culture de

Mangue a permis de voir les surfaces cultivées devenir de plus en plus grandes. La
tendance actuelle est à la plantation des variétés Kent. Ces variétés s’exportent
bien et bénéficient d’une forte demande sur le marché local et international.
La filière mangue subit des pertes post-récolte considérables estimées à environ 30
à 35% de la production totale. La récolte s’étale sur quatre (4) mois, allant de Mars
à Juin, voire Juillet. Pendant l’année 2012, les mangues ont été envahies par les
mouches blanches qui ont détruit de nombreuses plantations.
4.5.1.12.4. Canne à sucre
La culture de la canne à sucre a été introduite avec l’installation de l’Agro-
industrie de production du sucre à base de canne à sucre notamment « SUCAF »
dans le département de Ferkessédougou. Il y a des plantations industrielles et des
petites plantations individuelles des paysans. Les superficies cultivées sont dans
l’ordre de 831 ha pour 362 exploitants.
4.5.1.13. Cultures vivrières
Les cultures vivrières sont constituées de produits de consommation traditionnelle
tels que l’igname, le manioc, les céréales (maïs, riz, mil, sorgho), le haricot et
l’arachide.
4.5.1.13.1. Céréales
Les céréales (maïs, riz, mil, sorgho), constituent l’alimentation de base des
populations. En ce qui concerne le riz (la riziculture pluviale ou riziculture de
plateau), l’exploitation est la plus répandue. Elle est pratiquée sur de petites
parcelles. Les rendements sont faibles, de l’ordre d’une (1) tonne à l’hectare.
Dans la sous-préfecture de Nafana, par exemple un projet rizicole financé par le
FIDA a permis aux femmes d’obtenir de très bons rendements (4T/HA) avec la
variété WITA 9. La superficie totale cultivée dans la région est de 11 484 ha pour
20 083 exploitants.
Quant au Maïs, il est une culture abondante dans la région. Il est facile à cultiver et
a un cycle court de production. La superficie totale cultivée dans la région est de
50 285 ha pour 24 570 exploitants.
4.5.1.13.2. Arachide
L’arachide est un aliment brisé dans la région. Elle est cultivée sur une superficie
totale de 14 274 ha pour 21 409 exploitants.

4.5.1.13.3. Igname
L’igname est la spéculation prédominante. Elle couvre une superficie de 2408 ha
pour 11947 exploitants (Anader, 2013). Les principales variétés sont le Kringlè,
Florido, Kponan, téréla, etc….
La culture du manioc est le plus souvent associée à celle de l’igname.
4.5.1.14.
Cultures maraîchères
Les cultures maraichères (tomate, oignon, pomme de terre, gombo, échalote,
concombre, piment, aubergine, courge et courgette, choux, melon, laitue) sont
pratiquées partout à travers toute la région du Tchologo. Ces spéculations sont
essentiellement cultivées par les femmes. En l’absence d’aménagement, les
producteurs ne peuvent faire qu’un seul cycle. Le secteur maraîcher de la Région
souffre d’un manque d’encadrement adéquat, d’une méconnaissance des
itinéraires techniques, de difficultés d’approvisionnement en intrants (semences,
engrais, pesticides) et des attaques d’insectes. De plus, par manque de clôture des
parcelles, les productions subissent des dégâts dus à la divagation des animaux
d’élevage (notamment les bœufs).
L’oignon occupe une superficie cultivée de 1 604 ha pour près de 1 102
exploitants. Les tomates sont cultivées sur une superficie totale de 5 235 ha pour
764 exploitants, les aubergines 335 ha pour 1 394 exploitants ; les piments 313 ha
pour 1 491 exploitants, le gombo 265 ha pour 516 exploitants, le chou 38 ha pour
788 exploitants, le concombre 30 ha pour 335 exploitants.
4.5.1.15. Autres cultures
Le néré et le karité, produits issues de la cueillette, occupent une place de choix
dans l’agriculture de la région. La cueillette est pratiquée par les femmes. De
même distribution géographique que le Karité, le néré produit un fruit dont la
pulpe est consommée. Ses graines macérées, séchées et pilées, fournissent un
condiment bien connu, le « Soumbara ».
Les arbres de néré et de karité donnent de l’ombrage et assurent la protection des
terres. La cueillette du néré et du karité permet aux femmes qui en sont les
acteurs et les premiers bénéficiaires, d’obtenir des revenus par la vente des
produits. L’appoint financier ici contribue à la réduction de la pauvreté chez les
femmes.

Ces deux spéculations doivent être transformées en culture de rente et être
cultivée par l’Homme comme le coton. Cela permettra d’avoir des exploitations
agricoles de grandes envergures de Néré et de Karité. Ce mécanisme va non
seulement augmenter la production de ces cultures mais aussi favoriser la création
d’une filière Néré-Karité. C’est pourquoi, il est important pour le Conseil Régional
de mener une politique d’introduction de nouvelles cultures tout en créant les
conditions de recherche sur le Néré et le Karité. Les résultats de ces recherches
vont permettre de faire des pépinières de ces deux spéculations. Cela peut
conduire à la création des plantations communautaires ou individuelles de ces
cultures qui seront ensuite industrialisées.
4.5.2. Economie forestière
La Région du Tchologo n’abrite aucun périmètre d’exploitation forestière puisque
située au dessus du 8eme parallèle. L’exploitation forestière dans la région est
essentiellement liée aux intérêts socio économiques des ressources forestières.
Les activités forestières se résument à la cueillette des produits de la forêt pour
l’alimentation, les médicaments, la construction des cases et l’énergie.
Le bois de feu est la principale source d’énergie utilisée pour la cuisson des
aliments. L’approvisionnement en bois de feu est assuré par les femmes qui
coupent le bois soit dans les exploitations familiales, soit autour des villages.
Les produits de la cueillette (karité, néré, baobab, tamarinier, etc.) occupent une
place importante dans les villages de la région. Cette importance tient au fait
qu’ils sont destinés à la consommation locale (beurre, savon, mets culinaires,
boisson, etc.) et à la commercialisation. C’est une activité réservée aux femmes et
aux enfants.
La chasse est également pratiquée dans la région. Les animaux chassés sont le
buffle, la biche, la gazelle, les pintades sauvages, les lapins, les aulacodes
(agouti), les perdrix, etc. Ils sont destinés à l’autoconsommation et à la vente. Les outils de chasse sont les fusils calibre 12, les fusils de fabrication artisanale, les pièges, ou des battues avec des chiens.
La forêt représente aussi un vivier important de plantes médicinales dans lequel les populations rurales puisent pour faire face à leurs problèmes de santé.

En outre, l’exploitation de produits secondaires tels que le charbon et le bois de chauffe s’est accrue depuis le déclenchement de la crise. Cette activité informelle attire très peu d’opérateurs économiques. En effet, en 2007, seulement 5 permis d’exploitation ont été délivrés dans la Région pour l’exploitation du charbon.

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